Déroulement de l’audience
- L’audience a été ouverte par les Administrateurs judiciaires, qui ont présenté l’état d’avancement du dossier. Leurs propos ont globalement repris les éléments déjà communiqués dans notre précédent point d’étape (communiqué n°1).
- Le cabinet mandaté pour établir les prévisions de trésorerie a ensuite pris la parole. Il a indiqué que, sur la base des données actualisées, la trésorerie de l’entreprise permet une poursuite d’activité jusqu’à fin mai 2026, sous réserve de l’évolution réelle des encaissements et décaissements. Les prévisionnels sont revus
chaque semaine. Il a par ailleurs insisté sur l’impact positif de l’engagement des salariés. - L’avocat de la Direction est brièvement intervenu. M. Bonte et M. Guélat n’ont pas souhaité s’exprimer.
- L’avocat de l’AGS n’a pas formulé d’observations.
- Corinne Bey, représentante du CSE C et Samuel Slachetka, représentant des salariés au titre de la procédure, étaient présents à l’audience. Ce dernier a ensuite lu une déclaration préparée collectivement.
👉 Vous trouverez cette déclaration ci-dessous.
Décision du Tribunal
- Le Tribunal a autorisé la poursuite de la période d’observation, sans fixer à ce stade de nouvelle date d’audience.
- Il a été précisé que ce seront les Administrateurs judiciaires qui solliciteront, le moment venu, la fixation d’une audience dédiée à la cession de l’entreprise.
- Pour mémoire :
- La date limite de dépôt des offres est fixée au 23 février 2026 ;
- Les candidats pourront améliorer leur offre jusqu’à 48h avant l’audience qui sera fixée en vue de l’examen des projets de reprise.
| Déclaration du représentant du personnel au tribunal – RJ Polytechnyl Audience du 10 février 2026 |
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| Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Tribunal, Je vous remercie de me donner la parole. Les salariés de POLYTECHNYL sont aujourd’hui plongés dans une situation d’une rare gravité, aux conséquences sociales massives, et profondément injustes. Ce que nous vivons est un drame humain et collectif, dont l’onde de choc dépasse largement les murs de l’entreprise. La Direction de l’entreprise porte, avec l’actionnaire final – la famille De Clerck, à la tête du groupe DOMO – une responsabilité majeure, directe et continue dans la situation actuelle. Il y a quelques mois, un plan de sauvegarde de l’emploi a été homologué par l’Administration, après des négociations longues, exigeantes, mais menées de bonne foi par les organisations syndicales, dans un esprit de responsabilité. Or, que constatons-nous aujourd’hui ?
Nous continuerons à nous battre pour une issue digne, juste, et respectueuse du travail accompli par des centaines de femmes et d’hommes, qui ont porté cette entreprise pendant des décennies. |